Keikogi & Hakama

Sommaire

 

Attachez vos ceintures !

 

Il est important de bien attacher votre obi (ceinture) pour maintenir votre hakama en place pendant la pratique. Dans cette proposition, évitez de "croiser" les brins dans le dos.

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Le nœud du Hakama

 

  1. Croiser les bouts de la ceinture sur le devant, gauche sur droite. Tenir les deux ceintures dans la main droite et utiliser la main gauche pour passer les bouts de la ceinture du dos sous la partie basse de la ceinture de devant et les abaisser fortement.
     

  2. Enrouler la ceinture gauche du dos sur la ceinture droite du dos et la partie basse de la ceinture de devant.
     

  3. Centrer les deux bouts sur le devant où ils se croisent.
     

  4. Ramener le bout droit sur le côté gauche et relever le bout gauche (le bout qui était dans votre main gauche est maintenant dans votre main droite et vice-versa).
     

  5. à nouveau, passer la ceinture dans votre main droite sous la section basse de la ceinture de devant.
     

  6. Pour faire la barre horizontale, apporter le bout gauche vers le droit. Puis, plier deux fois vers l’intérieur pour lui faire mesurer le tiers de sa longueur précédente. Centrer la barre horizontale.
     

  7.  Amener l’autre bout vers le haut au-dessus de la barre horizontale.
     

  8. Passer ce bout sous la section basse de la ceinture de devant.
     

  9.  Relever le bout du dessous. Puis le passer à nouveau derrière la ceinture basse, en laissant une boucle au sommet. Maintenant, plier vers le haut le bout du bas, le repliant sous la ceinture basse et laissant une boucle en dessous de la même taille que la boucle du sommet.
     

  10. Façonner le nœud pour former une croix.


 

 

 

 

NOTA : Le dos du Hakama est légèrement plus haut que le devant. Comme le bord du dessous du dos rigide est juste au-dessus du obi (ceinture), le obi sera légèrement tendu. Au dos du Hakama est fixé le koshi-ita (littéralement planche des hanches) qui de l’arrière pousse les vertèbres lombaires vers l’avant, créant la cambrure fondamentale pour une position correcte, l’avancement des hanches servant à faire saillir le bas du ventre (hara). Le serrage des longs himo (lanières), faisant trois fois le tour de la taille et ceux d’arrière, plus courts, une fois, place la puissance dans le bas-ventre et permet de travailler la force tanden à laquelle le budô attache une grande importance. Le Hakama doit flotter librement autour des jambes sans gêner le mouvement.

 

Plier le hakama

 

"Après l’entraînement, le Hakama est soigneusement défroissé et remis dans ses plis".

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  1. Maintenez le koshi-ita sous le menton, et l’avant de votre Hakama dans votre main gauche.
     

  2. Positionnez l’entre-jambes sur la droite avec votre main droite.
     

  3. Etendre le Hakama face contre sol avec le coté droit sur le coté gauche sur une largeur de 2cm, et lisser tous les plis.
     

  4. Prendre le koshi-ita avec la main droite et retourner le Hakama en pressant sur le sol le bas du Hakama à l’aide de la main gauche. Le Hakama est maintenant dos contre sol.
    Placer et lisser chacun des plis en commençant de l’entre-jambe vers l’extérieur
    (polir chacune des 7 vertus).
     

  5. Rabattre les cotés gauche et droit sur un largeur de 10cm.
     

  6. Pliez trois fois en partant du bas.
     

  7. Pliez les "lanières" (himo) 
     

  8. Pliez en deux.
     

  9. Puis pliez en trois.
     

  10. Les croiser en diagonale.
     

  11. Replier les brins avant en commençant par la gauche.
     

  12. Faire passer le brin arrière gauche au centre et par-dessus le croisé pour le faire ressortir au milieu vers le haut.
     

  13. Le rabattre sur la gauche.
     

  14. Enrouler les brins.
     

  15. Répéter l’opération de l’autre côté. Reprendre le brin gauche, le plier en deux.
     

  16. Le faire passer vers le bas à droite en le faisant passer dans la boucle précédemment formée.
     

  17. Répéter l’opération de l’autre côté.
     

  18. Bien étirer les brins et les garder bien plats. Si vous avez bien suivi les instructions, vous devriez avoir formé un nœud de cérémonie.
     

 

Seiza avec un Hakama

(Hakama-sabaki)

 

 

Avec le Hakama, se poser en Seiza nécessite d’écarter, de deux petits gestes rapides de la main droite frappant le tissu entre les jambes, les pans du vêtements, d’abord à gauche puis à droite.

 

La main gauche reste immobile sur la cuisse. Ce faisant, on se penche légèrement en avant, sans casser le corps, tout en descendant sur les orteils, talons levés.

Puis, lorsque le fessier établit le contact avec les talons, on bascule le bassin vers l’avant pour pouvoir poser le genou gauche puis le genou droit en les laissant écartés de la largeur d’un poing.

 

On étend ensuite les orteils et on s’assied sur les talons. L’ensemble de ce procédé s’appelle Suwari-Kata.

 

Lorsqu’une femme se pose avec Hakama, elle avance un peu le pied gauche tout en rabattant de la main gauche le pan gauche du vêtement vers le genou droit. La main droite complète le mouvement en couvrant ce genou avec le pli ainsi rabattu.

Les mains plaquent ensuite le Hakama sur le bas des jambes pendant la descente sur les genoux.

 

Les mains reposent naturellement, ouvertes, sur le haut des cuisses dans l’attente d’un salut (ZaRei ou pendant la méditation Zazen)[1]. au commandement "Mokuso  !"[2]

Dans ce cas les mains peuvent également se positionner paumes tournées vers le haut et pouces en contact (Ho-In )[3].

 

 

 

[1]  Zazen  : Za =position assise et Zen =l’éveil silencieux (pratique de la philosophie bouddhiste Zen)

 

[2] Mokuso : Attitude méditative, méditation sans objet, dans la position assise. Le concept est issu de

Mokusho-zen et il est présent dans la pratique des arts martiaux : les Budokas des Dojos traditionnels pratiquent systématiquement Mokuso avant le salut rituel (Zarei) au début et à la fin d’un entraînement

à l’injonction " Mokuso " donnée par le Sensei ou un Sempaï (" Ancien " d’un Dojo)

 

[3] Ho-in : " Ni montagne, ni vallée ", Expression pour décrire la manière de positionner les mains lors de la méditation assise (Zazen) : elles reposent sur les cuisses, paumes vers le haut, main gauche reposant dans la main droite, les pouces en contact, leurs articulations non pliées.

 

Histoire du Hakama

 

Le Hakama faisait partie de l’habillement traditionnel du guerrier japonais avant 1868, insigne de son rang. Son rôle est aussi bien symbolique (rappel de la Tradition) que tactique (dissimulation des pivots et mouvements des pieds), psychique (sensation de concentration de l’énergie dans le Hara) et esthétique (allure hiératique et beauté plastique du mouvement). Après l’entraînement, le Hakama est soigneusement défroissé et remis dans ses plis. Voyez comment le plier et comment faire le salut à genoux avec le Hakama.

 

Le Hakama est un vêtement traditionnel Japonais qui n’est pas et n’a jamais été conçu pour le combat. En fait c’est même tout à fait l’inverse, puisque si l’on se fie aux gravures anciennes japonaises, le Hakama semble être un vêtement de cour de la noblesse et les paysans ne portaient rien d’autre qu’une veste un peu longue. Dans les versions les plus anciennes, le Hakama est même pourvu de lacets qui permettent de resserrer les jambes du Hakama autour des chevilles pour passer des guêtres (pour marcher, monter à cheval) ou enfiler les protections de jambe de l’armure.

 

D’un point de vue pratique, en combat réel, le Hakama est certainement plus une gêne pour celui qui le porte qu’un avantage. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre de regarder les fameuses gravures représentant les 47 rônins attaquant la résidence de Kira-ko-no-suke : tous portent le Hakama resserré sous la forme d’un pantalon légèrement bouffant. De même la plupart des représentations de Miyamoto Musashi en combat le montre avec un Hakama resserré aux jambes. Et pour les amateurs de films, je conseille de regarder attentivement l’équipement des 7 samouraïs de Kurosawa.

 

L’usage qui s’est répandu chez les Bushi de porter le Hakama a été conservé dans le monde traditionnel du Kendo (et des arts martiaux). Toutefois l’habitude de le resserrer aux chevilles ou de le remonter (ce que l’on voit encore quelquefois dans des démonstrations d’écoles très anciennes) avant le combat s’est perdue parce que le Geiko (la pratique) s’effectue sur un plancher lisse et sans surprise qui ne nécessite pas d’assurer de la même façon qu’en extérieur ses appuis.

Saotome Senseï, installé au USA, explique dans un des ses livres qu’il n’oblige pas de porter le Hakama dès le début, car les élèves n’ont pas de grands-pères japonais à qui ils peuvent l’emprunter. Il ajoute que lorsqu’il était élève le Dojo était très coloré, les élèves prenant les Hakama de cérémonie de leurs parents, blanc, noir, rayé, marron ou noir.

 

Saïto Senseï raconta un jour que O-Sensei était catégorique sur le fait que tout le monde doive porter le Hakama. Car il disait que celui-ci n’est pas la reconnaissance d’un niveau de grade. Mais il laissa à ses élèves le choix de pratiquer avec ou sans Hakama, jusqu’à ce qu’ils puissent en acheter un. Ainsi, les occidentaux crurent que le port du Hakama était lié à un grade ou à l’ancienneté, alors qu’il s’agissait simplement d’un problème pécuniaire.

 

Le Hakama doit atteindre la malléole externe de la cheville, plus long il devient gênant. Le Hakama peut être de différentes couleurs, O-Sensei portait indifféremment un Hakama blanc ou noir, Kishomaru Ueshiba (Le deuxième Doshu) en portait un de couleur grise. L’attribution du Hakama ne répond pas à une règle rigide écrite. On m’a rapporté qu’au Japon, le Hakama est porté après le Shodan (ceinture noire dit « le Dan du débutant ») et à partir du 3ème Kyu pour les femmes.

 

Aujourd’hui, en France, le Hakama est attribué par le professeur selon sa propre expérience ou sensibilité. Il est admis que cette attribution a lieu avant l‘examen du Shodan, puisque les candidats se présentent avec, et plus précisément entre le 2ème et le 1er Kyu pour la majorité. Quel que soit le mode d’attribution, le Hakama concrétise avant tout le respect partagé entre le professeur et l’élève, ainsi que la volonté éprouvée de ce dernier de persévérer sur la voie Aïki.

 

Le Hakama n’est donc pas un simple attribut. Il ne doit pas être non plus un trophée ou une médaille, prétexte à l’orgueil. Il marque une étape importante dans la progression personnelle et le considérer comme une finalité ne serait qu’en réduire son symbolisme. Il apporte aussi des devoirs, et nous oblige à donner le meilleur de soi afin de servir d’exemple pour les moins gradés. Il doit donc nous rappeler sans cesse notre engagement, plutôt que le statut de pratiquant gradé. Il en va pour chacun de s’interroger sur la responsabilité que requiert le port du Hakama et de l’assumer avec une constante humilité.

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